... Des Bouts de moi ... - P@rts of me ...

Blog EntryParoles - Mylène Farmer - InnamoramentoSep 16, '07 11:53 AM
for everyone

Innamoramento

Album de Mylène Farmer 1999 (13 titres).

L'amour naissant - L'Âme Stram Gram - Pas le temps de vivre
Dessine-moi un mouton - Je te rends ton amour - Méfie-toi
Innamoramento - Optimistique-moi - Serais-tu là ? - Consentement
Et si vieillir m'était conté - Souviens-toi du jour... - Mylenium

 

 L'amour naissant
 

Quel monde n'a pas connu le souffle 
Du néant 
Ressenti l'émoi devant les "Puissances 
Du Dedans", dis  ?
Quelle maison n'a jamais pleuré 
Un enfant 
Quel ange n'est tombé devant la beauté 
Du couchant ?, vois 

Quel vertige s'empare de nos souffles 
A présent 
L'Anathème est lourd, les serments brûlants 
C'est troublant, dis ? 
Quelle est celle qui ne s'est noyée 
Dans ses larmes 
L'océan a froid, ma vie comme la 
Fille de Ryan 

Tu es l'Amour Naissant 
Gravé sur la pierre, 
Stèle des Amants, 
Vois comme c'est lourd, c'est lent 
C'est un revolver, Père, 
Trop puissant 

Quelle Irlande voudrait oublier 
Ses légendes 
Je ressens l'émoi devant ses "Puissances 
Du Dedans", dis ? 
Quel frisson de m'anéantir 
Dans son ventre 
L'océan a froid, ma vie comme la 
Fille de Ryan 

Tu es l'Amour Naissant 
Gravé sur la pierre, 
Stèle des Amants,
Vois comme c'est lourd, c'est lent 

C'est un revolver, Père, 
Trop puissant.

 L'Âme Stram Gram
 

En moi, en moi, toi que j'aime, 
dis-moi, dis-moi, quand ça ne va pas, 
il n'y a que ça qui nous gouverne, 
dis-moi combien de fois ? 
Partager mon ennui le plus Abyssal,
au premier venu qui trouvera ça banal,
J'ouïs tout ce que tu confesses, 

et l'essaim scande l'ivresse 
j'ouïs tous ceux que tu condamnes, 
t'éreintent, te font du charme :
c'est L'Âme-stram-gram, 

En moi, en moi, toi que j'aime, 
dis-moi, dis-moi, quand ça n'va pas, 
il n'y a que ça qui nous gouverne, 
dis-moi combien de fois, 
En moi, en moi, toi que j'aime, 
dis-moi, dis-moi quand ça n'va pas, 
immisce, et glisse l'abdomen 
dans l'orifice à moi 
Des absents, un Bourdon, une oreille amie, 
confidences sur divan, on se psychanalyse 
J'ouïs tout ce que tu susurres, 
et l'essaim bat la mesure, 
j'ouïs tes oedipes complexes, 
et l'essaim se manifeste :
c'est L'Âme-stram-gram, 
Âme-stram-gram,
pique et pique et collégram, 
bourre et bourre et ratatam, 
âme-stram-gram, 
pique dame, 
Âme-stram-gram pique, pique-moi dans l'âme, 
bourrée bourrée de noeuds mâles, 
L'Âme-stram-gram pique dames.

 Pas le temps de vivre
 

Il est des heures, où 
Les ombres se dissipent 
La douleur se fige 
Il est des heures, où 
Quand l'être s'invincible 
La lèpre s'incline 
Mais 
Si j'avais pu voir qu'un jour 
Je serai qui tu hantes 
Qu'il me faudrait là, ton souffle, 
Pour vaincre l'incertitude 
Ecrouer ma solitude 

Il est des heures, où 
Les notes se détachent 
Les larmes s'effacent 
Il est des heures, où 
Quand la lune est si pâle 
L'être se monacale 
Mais 
Je erre comme une lumière 
Que le vent a éteinte 
Mes nuits n'ont plus de paupières 
Pour soulages une à une, 
Mes peurs de n'être plus qu'une 

Je n'ai pas le temps de vivre 
Quand s'enfuit mon équilibre 
Je n'ai pas le temps de vivre, 
Aime moi, entre en moi
Dis-moi les mots qui rendent ivres 
Dis-moi que la nuit se déguise 
Tu vois, je suis 
Comme la mer qui se retire, de 
N'avoir pas su trouver tes pas... 

Il est des heures, où 
Mes pensées sont si faibles 
Un marbre sans veines 
Il est des heures, où 
L'on est plus de ce monde 
L'ombre de son ombre 
Dis 
De quelle clef ai-je besoin 
Pour rencontrer ton astre 
Il me faudrait là, ta main, 
Pour étreindre une à une 
Mes peurs de n'être plus qu'une... 

Je n'ai pas le temps de vivre 
Quand s'enfuit mon équilibre 
Je n'ai pas le temps de vivre, 
Aime moi, entre en moi" 
Dis-moi les mots qui rendent ivres 
Dis-moi que la nuit se déguise 
Tu vois, je suis 
Comme la mer qui se retire, de 
N'avoir pas su trouver tes pas... 

 Dessine-moi un mouton
 

Quelle solitude 
De mourir 
Sans Certitude 
D'être au moins 

Une particule 
De vie 
Un point minuscule 
Utile à quelqu'un 

Quelle solitude 
D'ignorer 
Ce que les yeux 
Ne peuvent pas voir 

Le monde adulte 
Isolé 
Un monde abrupt 
Et là, je broie du noir 

Dessine-moi un mouton 
Le ciel est vide sans imagination 
C'est ça 
Dessine-moi un mouton 
Redevenir l'enfant que nous étions 
Dessine-moi un mouton 
Le monde est triste sans imagination 
C'est ça 
Dessine-moi un mouton 
Apprivoiser l'absurdité du monde 

Quelle solitude 
De se dire 
Que la morsure 
Du temps n'est rien 
Le rêve est bulle 
De vie 
Un bien majuscule 
Utile au chagrin 

Déconfiture 
Des pépins 
Mais je veux croire 
En l'au-delà 

Et vire est dur 
Toujours un choix 
Mais je jure 
Que le monde est à moi 

Il est à moi...
Il est à moi...
Il est à moi...
Il est à moi... Le Monde

Dessine-moi un mouton 
Le ciel est vide sans imagination 
C'est ça 
Dessine-moi un mouton 
Redevenir l'enfant que nous étions 
Dessine-moi un mouton 
Le monde est triste sans imagination 
C'est ça 
Dessine-moi un mouton 
Apprivoiser l'absurdité du monde.

 

 Je te rends ton amour
 

M'extraire du cadre 
Ma vie suspendue 
Je rêvais mieux 
Je voyais l'âtre 
Tous ces inconnus 
Toi parmi eux 

Toile 
Fibre qui suinte 
Les meurtrissures 
Tu voyais l'âme 
Mais j'ai vu ta mains 
Choisir Gauguin 

Et je te rends ton amour 
Redeviens les contours 
Je te rends ton amour 
C'est mon dernier recours 
Je te rends ton amour 
Au moins pour toujours 
Redeviens les contours 
"La femme nue debout" 

M'extraire du cadre 
La vie étriquée 
D'une écorchée 
J'ai cru la fable 
D'un mortel aimé 
Tu m'as trompé 

Toi 
Tu m'as laissé 
Le compromettre 
Je serais "l'Unique" 
Pour des milliers d'yeux 
un nu de maître 

Et je te rends ton amour 
Au moins pour toujours 
Je te rends ton amour 
Le mien est trop lourd 
Et je te rends ton amour 
C'est plus flagrant le jour 
Ses couleurs se sont diluées 
Et je reprends mon amour 
Redeviens les contours 
De mon seul maître : Egon Shiele et...

 Méfie toi
 

Il m'a fallu l'impasse 
Donner ma langue au chat 
Pour contrer l'existence 
I.A.O / I.A.O 
Mon Q.I. est tenace 
Ma patience : un état 
Dompter les apparences 
I.A.O / I.A.O 
Les chemins sont multiples 
Tout est question de choix 
Au diable les proses brutales 
Les colères homériques 
Tout ça n'importe quoi 
Il existe arme redoutable 
I.A.O / I.A.O 

Méfie-toi des Puissances 
Méfie-toi de l'aisance 
Au jeu du corps à corps 
L'esprit est bien plus fort 
Méfie-toi des Puissances 
Des vierges sans défense 
Leurs forces sont subtiles 
La force est féminine 
Et quand l'esprit, frappe 
C'est un fouet qui, claque 
Méfie-toi quand même 
C'est la onzième, lame 
Majeur est, l'arcane 
Vierge Iconoclaste 
Dieu, que l'icône est classe 5.4.3.2 

Il m'a fallu l'épreuve 
De : c'est chacun pour soi 
Avaler des couleuvres 
I.A.O / I.A.O 
Mon karma est tenace 
On est selon "Bouddha" 
Héritier de nos actes 
I.A.O / I.A.O 
Les chemins sont multiples 
Tout est question de choix 
Et aux paroles mortifères 
Mieux qu'une arithmétique 
L'esprit fort est le roi 
Il règne ainsi sur la matière 
I.A.O / I.A.O 

Méfie-toi des Puissances 
Méfie-toi de l'aisance 
Au jeu du corps à corps 
L'esprit est bien plus fort 
Méfie-toi des Puissances 
Des vierges sans défense.

 

 Innamoramento
 

Tout qui n'a pas su me reconnaître 
Ignorant ma vie, ce monastère, j'ai 
Devant moi une porte entrouverte 
Sur un peut-être 
Même s'il me faut tout recommencer 

Toi qui n'as pas cru ma solitude 
Ignorant ses cris, ses angles durs, j'ai 
Dans le coeur un fil minuscule 
Filament de Lune 
Qui soutient là, un diamant qui s'use... 
Mais qui aime

J'n'ai pas choisi de l'être 
Mais c'est là, "l'Innamoramento" 
L'amour, la mort, peut-être 
Mais suspendre le temps pour un mot
Tout se dilate et cède à tout 
Et c'est là, "l'Innamoramento" 
Tout son être s'impose à nous 
Trouver enfin peut-être un écho 

Toi qui n'a pas vu l'autre côté, de 
Ma mémoires aux portes condamnées, j'ai 
Tout enfoui les trésors du passé 
Les années blessées 
Comprends-tu qu'il me faudra cesser... 

Moi qui n'ai plus regardé le ciel, j'ai 
Devant moi cette porte entrouverte, mais 
l'inconnu a meurtri plus d'un coeur 
Et son âme soeur 
On l'espère, on l'attend, on la fuit même 
Mais on aime 

J'n'ai pas choisi de l'être 
Mais c'est là, "l'Innamoramento" 
L'amour, la mort, peut-être 
Mais suspendre le temps pour un mot
Tout se dilate et cède à tout 
Et c'est là, "l'Innamoramento" 
Tout son être s'impose à nous 
Trouver enfin peut-être un écho.

 

 Optimistique-moi
 

"Je me fous de tes détresses 
Comme de tout et du reste..." 
C'est ça, le temps qui passe 
"Je me fous de tes angoisses 
elles m'ont nourrie mais me lassent..." 
C'est ça, c'est le temps qui passe 
"Je fais fi de tes "je t'aime", 
Ils sont des cris qui m'enchaînent..." 
C'est ça l'amour 
C'est quoi l'amour ? 
"Tu ne vis pas, c'est morbide" 
En somme, je suis pathétique, 
C'est ça l'amour 
Papa n'était pas comme ça, quand... 

Il disait tout bas : 
"Petit bouton de rose, 
Aux pétales humides, 
Un baiser je dépose" 
Optimistique-moi, Papa 
Optimistique-moi, quand j'ai froid 
Je me dis, tout bat 
Quand rien ne s'interpose, 
Qu'aussitôt, tes câlins 
Cessent toute ecchymose 
Optimistique-moi, Papa 
Optimistique-moi, reviens-moi... 

"Tu te fous de mes ténèbres 
Comme de tout, et comme du reste..." 
C'est ça, le temps qui passe 
"Fais fi des signes du ciel 
Seuls les faits, sont ton bréviaire..." 
C'est ça le temps qui passe 
Tu dis : "assez des histoires 
Ton passé est préhistoire..." 
C'est ça l'amour 
C'est quoi l'amour ? 
Crucifie-moi Ponce Pilate 
Noie-toi dans l'eau écarlate 
L'amour est loin 
Papa était plus malin quand ... 

Il disait tout bas : 
"Petit bouton de rose, 
Aux pétales humides, 
Un baiser je dépose" 
Optimistique-moi, Papa 
Optimistique-moi, quand j'ai froid 
Je me dis, tout bat 
Quand rien ne s'interpose, 
Qu'aussitôt, tes câlins 
Cessent toute ecchymose 
Optimistique-moi, Papa 
Optimistique-moi, reviens-moi...

 

 Serais tu là ?
 

Chaque mot qu'on garde 
Chaque geste qu'on n'a fait 
Sont autant de larmes, 
Qui invitent au regret 

"Si j'avais su" est trop tard, 
Mâchoire d'une pierre tombale 
Le "j'aurais dû", dérisoire 
Sans voix, et là... j'ai un peu froid... 
A chaque fois je sens l'émoi 

Si j'avais la foi du monde, 
En cette seconde, 
Serais-tu là ? 
Si j'avais renoncé au monde 
Et que rien ne compte 
Serais-tu là ? 
Si j'avais le choix : mourir 
Pour t'entendre vivre 
Serais-tu là ? 
Si j'avais le choix : souffrir 
Sans même te le dire, 
Serais-tu là ? 
Je serais là 
Et toi en moi 

Je voudrais être Opium 
Me faire Narguilé 
Particule d'Hélium 
Partir toute en fumée 

Quand je fais ce rêve étrange, 
Et quand, pénétrant tes songes 
Je deviens volute, poussière d'ange 
Je songe, la faute est un poison qui ronge 

Et l'âme 
A mal 
Balade, qui 
Et l'âme 
A mal 
Balade qui fait mal 

Si j'avais la foi du monde, 
En cette seconde, 
Serais-tu là ? 
Si j'avais renoncé au monde 
Et que rien ne compte 
Serais-tu là ? 
Si j'avais le choix : mourir 
Pour t'entendre vivre 
Serais-tu là ? 
Si j'avais le choix : souffrir 
Sans même te le dire, 
Serais-tu là ? 
Je serais là 
Et toi en moi.

 

Consentement
 

Je veux du "Vous", 
Parce-qu'entre nous, c'est lentement 
C'est lent 
Le songe est doux 
Immensité des sentiments 

A perdre haleine 
Le "Vous" me sied, le vôtre est plaine 
Apôtre, j'aime 
Quand le "Vous" me fait un enfant 

Je veux du "Vous" 
Quand les dessous sont tutoiements 
C'est lent 
C'est à genoux 
Que je vous vois lécher mon sang 
C'est blanc 
A qui la faute ? 
Si le "tu" a tué la romance 
Le "Vous" si j'ose 
Parce-qu'entre nous c'est lentement 

Vous, où ? 
Et ce vol mène 
Là, où c'est l'apesanteur 
Vous, où ? 
deux voyelles s'aiment 
Là, sous l'accord majeur 
Vous, où ? 
Et ce vol mène 
Là où, c'est l'apesanteur 
Vous, où 
A pas de loup, j'aime 
Quand vous me faîtes peur 

Je veux du "Vous" 
Parce qu'entre nous c'est lentement 
C'est lent 
Le "Vous" est vif 
Le ventre gonfle de vos débordements 

A qui la faute ? 
Le "Vous" se fait suave et tendre 
A vous dirais-je 
Maman, que j'aime sa présence 

Vous, où ? 
Et ce vol mène 
Là, où c'est l'apesanteur 
Vous, où ? 
deux voyelles s'aiment 
Là, sous l'accord majeur 
Vous, où ? 
Et ce vol mène 
Là où, c'est l'apesanteur 
Vous, où 
A pas de loup, j'aime 
Quand vous me faîtes peur.

 

Et si vieillir m'était conté
 

La nuit de ses doigts gantés 
Image inachevée 
Bientôt la Lune est pleine 

La nuit de ses doigts si frêles 
Sculpte l'aube et le ciel 
Dieu, que cette femme est belle 

La nuit de ses doigts de fée 
A effleuré l'image 
D'un bonheur de passage 

Mais j'ai vu l'être emporté 
Elle n'a pas su s'aimer 
Le temps a fait ses ravages 

Et si vieillir m'était conté 
Serais-je là pour t'aimer 
D'autres nuits s'achèvent et la vie 
A tout donné tout repris... 

La nuit de ses doigts de fer 
A abîmé la chair
De sa rouille cruelle 

Quand le temps a déposé 
Son sourire familier 
C'est un pas vers la poussière 

Et si vieillir m'était conté 
Serais-je là pour t'aimer 
D'autres nuits s'achèvent et la vie 
A tout donné tout repris...

 

Souviens toi du jour...
 

Quand le vent a tout dispersé 
Souviens-toi 
Quand la mémoire a oublié 
Souviens-toi... 

Souviens-toi que l'on peut tout donner 
Souviens(toi que l'on peut tout briser 
Et si c'est un Homme... 
Si c'est un Homme 
Lui parler d'amour à volonté 
D'amour à volonté 

Souviens-toi que l'on peut tout donner 
Quand on veut, qu'on se rassemble 
Souviens-toi qu'on peut tout briser 
Les destins sont liés 
Et si c'est un Homme... 
Si c'est un Homme 
Lui parler d'amour à volonté 
D'amour à volonté 

Le souffle à peine échappé 
Les yeux sont mouillés 
Et ces visages serrés 
Pour une minute 
Pour une éternité 
Les mains se sont élevées 
Les voix sont nouées 
Comme une étreinte du monde 
A l'unissons 
A l'Homme que nous serons... 

Souviens-toi que le monde a changé 
Au bruit des pas qui résonnent 
Souviens-toi des jours désenchantés 
Aux destins muets 
Et si c'est un Homme... 
Si c'est un Homme 
Lui parler d'amour à volonté 
D'amour à volonté 

Le souffle à peine échappé 
Les yeux sont mouillés 
Et ces visages serrés 
Pour une minute 
Pour une éternité 
Les mains se sont élevées 
Les voix sont nouées 
Comme une étreinte du monde 
A l'unissons 
A l'Homme que nous serons...

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