| Innamoramento Album de Mylène Farmer 1999 (13 titres). L'amour naissant - L'Âme Stram Gram - Pas le temps de vivre Dessine-moi un mouton - Je te rends ton amour - Méfie-toi Innamoramento - Optimistique-moi - Serais-tu là ? - Consentement Et si vieillir m'était conté - Souviens-toi du jour... - Mylenium | |  | L'amour naissant Quel monde n'a pas connu le souffle Du néant Ressenti l'émoi devant les "Puissances Du Dedans", dis ? Quelle maison n'a jamais pleuré Un enfant Quel ange n'est tombé devant la beauté Du couchant ?, vois Quel vertige s'empare de nos souffles A présent L'Anathème est lourd, les serments brûlants C'est troublant, dis ? Quelle est celle qui ne s'est noyée Dans ses larmes L'océan a froid, ma vie comme la Fille de Ryan Tu es l'Amour Naissant Gravé sur la pierre, Stèle des Amants, Vois comme c'est lourd, c'est lent C'est un revolver, Père, Trop puissant Quelle Irlande voudrait oublier Ses légendes Je ressens l'émoi devant ses "Puissances Du Dedans", dis ? Quel frisson de m'anéantir Dans son ventre L'océan a froid, ma vie comme la Fille de Ryan Tu es l'Amour Naissant Gravé sur la pierre, Stèle des Amants, Vois comme c'est lourd, c'est lent C'est un revolver, Père, Trop puissant. | |  | L'Âme Stram Gram En moi, en moi, toi que j'aime, dis-moi, dis-moi, quand ça ne va pas, il n'y a que ça qui nous gouverne, dis-moi combien de fois ? Partager mon ennui le plus Abyssal, au premier venu qui trouvera ça banal, J'ouïs tout ce que tu confesses, et l'essaim scande l'ivresse j'ouïs tous ceux que tu condamnes, t'éreintent, te font du charme : c'est L'Âme-stram-gram, En moi, en moi, toi que j'aime, dis-moi, dis-moi, quand ça n'va pas, il n'y a que ça qui nous gouverne, dis-moi combien de fois, En moi, en moi, toi que j'aime, dis-moi, dis-moi quand ça n'va pas, immisce, et glisse l'abdomen dans l'orifice à moi Des absents, un Bourdon, une oreille amie, confidences sur divan, on se psychanalyse J'ouïs tout ce que tu susurres, et l'essaim bat la mesure, j'ouïs tes oedipes complexes, et l'essaim se manifeste : c'est L'Âme-stram-gram, Âme-stram-gram, pique et pique et collégram, bourre et bourre et ratatam, âme-stram-gram, pique dame, Âme-stram-gram pique, pique-moi dans l'âme, bourrée bourrée de noeuds mâles, L'Âme-stram-gram pique dames. | |  | Pas le temps de vivre Il est des heures, où Les ombres se dissipent La douleur se fige Il est des heures, où Quand l'être s'invincible La lèpre s'incline Mais Si j'avais pu voir qu'un jour Je serai qui tu hantes Qu'il me faudrait là, ton souffle, Pour vaincre l'incertitude Ecrouer ma solitude Il est des heures, où Les notes se détachent Les larmes s'effacent Il est des heures, où Quand la lune est si pâle L'être se monacale Mais Je erre comme une lumière Que le vent a éteinte Mes nuits n'ont plus de paupières Pour soulages une à une, Mes peurs de n'être plus qu'une Je n'ai pas le temps de vivre Quand s'enfuit mon équilibre Je n'ai pas le temps de vivre, Aime moi, entre en moi Dis-moi les mots qui rendent ivres Dis-moi que la nuit se déguise Tu vois, je suis Comme la mer qui se retire, de N'avoir pas su trouver tes pas... Il est des heures, où Mes pensées sont si faibles Un marbre sans veines Il est des heures, où L'on est plus de ce monde L'ombre de son ombre Dis De quelle clef ai-je besoin Pour rencontrer ton astre Il me faudrait là, ta main, Pour étreindre une à une Mes peurs de n'être plus qu'une... Je n'ai pas le temps de vivre Quand s'enfuit mon équilibre Je n'ai pas le temps de vivre, Aime moi, entre en moi" Dis-moi les mots qui rendent ivres Dis-moi que la nuit se déguise Tu vois, je suis Comme la mer qui se retire, de N'avoir pas su trouver tes pas... | |  | Dessine-moi un mouton Quelle solitude De mourir Sans Certitude D'être au moins Une particule De vie Un point minuscule Utile à quelqu'un Quelle solitude D'ignorer Ce que les yeux Ne peuvent pas voir
Le monde adulte Isolé Un monde abrupt Et là, je broie du noir
Dessine-moi un mouton Le ciel est vide sans imagination C'est ça Dessine-moi un mouton Redevenir l'enfant que nous étions Dessine-moi un mouton Le monde est triste sans imagination C'est ça Dessine-moi un mouton Apprivoiser l'absurdité du monde Quelle solitude De se dire Que la morsure Du temps n'est rien Le rêve est bulle De vie Un bien majuscule Utile au chagrin Déconfiture Des pépins Mais je veux croire En l'au-delà Et vire est dur Toujours un choix Mais je jure Que le monde est à moi Il est à moi... Il est à moi... Il est à moi... Il est à moi... Le Monde Dessine-moi un mouton Le ciel est vide sans imagination C'est ça Dessine-moi un mouton Redevenir l'enfant que nous étions Dessine-moi un mouton Le monde est triste sans imagination C'est ça Dessine-moi un mouton Apprivoiser l'absurdité du monde. | |  | Je te rends ton amour M'extraire du cadre Ma vie suspendue Je rêvais mieux Je voyais l'âtre Tous ces inconnus Toi parmi eux Toile Fibre qui suinte Les meurtrissures Tu voyais l'âme Mais j'ai vu ta mains Choisir Gauguin Et je te rends ton amour Redeviens les contours Je te rends ton amour C'est mon dernier recours Je te rends ton amour Au moins pour toujours Redeviens les contours "La femme nue debout" M'extraire du cadre La vie étriquée D'une écorchée J'ai cru la fable D'un mortel aimé Tu m'as trompé Toi Tu m'as laissé Le compromettre Je serais "l'Unique" Pour des milliers d'yeux un nu de maître Et je te rends ton amour Au moins pour toujours Je te rends ton amour Le mien est trop lourd Et je te rends ton amour C'est plus flagrant le jour Ses couleurs se sont diluées Et je reprends mon amour Redeviens les contours De mon seul maître : Egon Shiele et... | |  | Méfie toi Il m'a fallu l'impasse Donner ma langue au chat Pour contrer l'existence I.A.O / I.A.O Mon Q.I. est tenace Ma patience : un état Dompter les apparences I.A.O / I.A.O Les chemins sont multiples Tout est question de choix Au diable les proses brutales Les colères homériques Tout ça n'importe quoi Il existe arme redoutable I.A.O / I.A.O Méfie-toi des Puissances Méfie-toi de l'aisance Au jeu du corps à corps L'esprit est bien plus fort Méfie-toi des Puissances Des vierges sans défense Leurs forces sont subtiles La force est féminine Et quand l'esprit, frappe C'est un fouet qui, claque Méfie-toi quand même C'est la onzième, lame Majeur est, l'arcane Vierge Iconoclaste Dieu, que l'icône est classe 5.4.3.2 Il m'a fallu l'épreuve De : c'est chacun pour soi Avaler des couleuvres I.A.O / I.A.O Mon karma est tenace On est selon "Bouddha" Héritier de nos actes I.A.O / I.A.O Les chemins sont multiples Tout est question de choix Et aux paroles mortifères Mieux qu'une arithmétique L'esprit fort est le roi Il règne ainsi sur la matière I.A.O / I.A.O Méfie-toi des Puissances Méfie-toi de l'aisance Au jeu du corps à corps L'esprit est bien plus fort Méfie-toi des Puissances Des vierges sans défense. | |  | Innamoramento Tout qui n'a pas su me reconnaître Ignorant ma vie, ce monastère, j'ai Devant moi une porte entrouverte Sur un peut-être Même s'il me faut tout recommencer Toi qui n'as pas cru ma solitude Ignorant ses cris, ses angles durs, j'ai Dans le coeur un fil minuscule Filament de Lune Qui soutient là, un diamant qui s'use... Mais qui aime J'n'ai pas choisi de l'être Mais c'est là, "l'Innamoramento" L'amour, la mort, peut-être Mais suspendre le temps pour un mot Tout se dilate et cède à tout Et c'est là, "l'Innamoramento" Tout son être s'impose à nous Trouver enfin peut-être un écho Toi qui n'a pas vu l'autre côté, de Ma mémoires aux portes condamnées, j'ai Tout enfoui les trésors du passé Les années blessées Comprends-tu qu'il me faudra cesser... Moi qui n'ai plus regardé le ciel, j'ai Devant moi cette porte entrouverte, mais l'inconnu a meurtri plus d'un coeur Et son âme soeur On l'espère, on l'attend, on la fuit même Mais on aime J'n'ai pas choisi de l'être Mais c'est là, "l'Innamoramento" L'amour, la mort, peut-être Mais suspendre le temps pour un mot Tout se dilate et cède à tout Et c'est là, "l'Innamoramento" Tout son être s'impose à nous Trouver enfin peut-être un écho. | |  | Optimistique-moi "Je me fous de tes détresses Comme de tout et du reste..." C'est ça, le temps qui passe "Je me fous de tes angoisses elles m'ont nourrie mais me lassent..." C'est ça, c'est le temps qui passe "Je fais fi de tes "je t'aime", Ils sont des cris qui m'enchaînent..." C'est ça l'amour C'est quoi l'amour ? "Tu ne vis pas, c'est morbide" En somme, je suis pathétique, C'est ça l'amour Papa n'était pas comme ça, quand... Il disait tout bas : "Petit bouton de rose, Aux pétales humides, Un baiser je dépose" Optimistique-moi, Papa Optimistique-moi, quand j'ai froid Je me dis, tout bat Quand rien ne s'interpose, Qu'aussitôt, tes câlins Cessent toute ecchymose Optimistique-moi, Papa Optimistique-moi, reviens-moi... "Tu te fous de mes ténèbres Comme de tout, et comme du reste..." C'est ça, le temps qui passe "Fais fi des signes du ciel Seuls les faits, sont ton bréviaire..." C'est ça le temps qui passe Tu dis : "assez des histoires Ton passé est préhistoire..." C'est ça l'amour C'est quoi l'amour ? Crucifie-moi Ponce Pilate Noie-toi dans l'eau écarlate L'amour est loin Papa était plus malin quand ... Il disait tout bas : "Petit bouton de rose, Aux pétales humides, Un baiser je dépose" Optimistique-moi, Papa Optimistique-moi, quand j'ai froid Je me dis, tout bat Quand rien ne s'interpose, Qu'aussitôt, tes câlins Cessent toute ecchymose Optimistique-moi, Papa Optimistique-moi, reviens-moi... | |  | Serais tu là ? Chaque mot qu'on garde Chaque geste qu'on n'a fait Sont autant de larmes, Qui invitent au regret "Si j'avais su" est trop tard, Mâchoire d'une pierre tombale Le "j'aurais dû", dérisoire Sans voix, et là... j'ai un peu froid... A chaque fois je sens l'émoi Si j'avais la foi du monde, En cette seconde, Serais-tu là ? Si j'avais renoncé au monde Et que rien ne compte Serais-tu là ? Si j'avais le choix : mourir Pour t'entendre vivre Serais-tu là ? Si j'avais le choix : souffrir Sans même te le dire, Serais-tu là ? Je serais là Et toi en moi Je voudrais être Opium Me faire Narguilé Particule d'Hélium Partir toute en fumée Quand je fais ce rêve étrange, Et quand, pénétrant tes songes Je deviens volute, poussière d'ange Je songe, la faute est un poison qui ronge Et l'âme A mal Balade, qui Et l'âme A mal Balade qui fait mal Si j'avais la foi du monde, En cette seconde, Serais-tu là ? Si j'avais renoncé au monde Et que rien ne compte Serais-tu là ? Si j'avais le choix : mourir Pour t'entendre vivre Serais-tu là ? Si j'avais le choix : souffrir Sans même te le dire, Serais-tu là ? Je serais là Et toi en moi. | |  | Consentement Je veux du "Vous", Parce-qu'entre nous, c'est lentement C'est lent Le songe est doux Immensité des sentiments A perdre haleine Le "Vous" me sied, le vôtre est plaine Apôtre, j'aime Quand le "Vous" me fait un enfant Je veux du "Vous" Quand les dessous sont tutoiements C'est lent C'est à genoux Que je vous vois lécher mon sang C'est blanc A qui la faute ? Si le "tu" a tué la romance Le "Vous" si j'ose Parce-qu'entre nous c'est lentement Vous, où ? Et ce vol mène Là, où c'est l'apesanteur Vous, où ? deux voyelles s'aiment Là, sous l'accord majeur Vous, où ? Et ce vol mène Là où, c'est l'apesanteur Vous, où A pas de loup, j'aime Quand vous me faîtes peur Je veux du "Vous" Parce qu'entre nous c'est lentement C'est lent Le "Vous" est vif Le ventre gonfle de vos débordements A qui la faute ? Le "Vous" se fait suave et tendre A vous dirais-je Maman, que j'aime sa présence Vous, où ? Et ce vol mène Là, où c'est l'apesanteur Vous, où ? deux voyelles s'aiment Là, sous l'accord majeur Vous, où ? Et ce vol mène Là où, c'est l'apesanteur Vous, où A pas de loup, j'aime Quand vous me faîtes peur. | |  | Et si vieillir m'était conté La nuit de ses doigts gantés Image inachevée Bientôt la Lune est pleine La nuit de ses doigts si frêles Sculpte l'aube et le ciel Dieu, que cette femme est belle La nuit de ses doigts de fée A effleuré l'image D'un bonheur de passage Mais j'ai vu l'être emporté Elle n'a pas su s'aimer Le temps a fait ses ravages Et si vieillir m'était conté Serais-je là pour t'aimer D'autres nuits s'achèvent et la vie A tout donné tout repris... La nuit de ses doigts de fer A abîmé la chair De sa rouille cruelle Quand le temps a déposé Son sourire familier C'est un pas vers la poussière Et si vieillir m'était conté Serais-je là pour t'aimer D'autres nuits s'achèvent et la vie A tout donné tout repris... | |  | Souviens toi du jour... Quand le vent a tout dispersé Souviens-toi Quand la mémoire a oublié Souviens-toi... Souviens-toi que l'on peut tout donner Souviens(toi que l'on peut tout briser Et si c'est un Homme... Si c'est un Homme Lui parler d'amour à volonté D'amour à volonté Souviens-toi que l'on peut tout donner Quand on veut, qu'on se rassemble Souviens-toi qu'on peut tout briser Les destins sont liés Et si c'est un Homme... Si c'est un Homme Lui parler d'amour à volonté D'amour à volonté Le souffle à peine échappé Les yeux sont mouillés Et ces visages serrés Pour une minute Pour une éternité Les mains se sont élevées Les voix sont nouées Comme une étreinte du monde A l'unissons A l'Homme que nous serons... Souviens-toi que le monde a changé Au bruit des pas qui résonnent Souviens-toi des jours désenchantés Aux destins muets Et si c'est un Homme... Si c'est un Homme Lui parler d'amour à volonté D'amour à volonté Le souffle à peine échappé Les yeux sont mouillés Et ces visages serrés Pour une minute Pour une éternité Les mains se sont élevées Les voix sont nouées Comme une étreinte du monde A l'unissons A l'Homme que nous serons... |
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